AU PAYS DU SOLEIL LEVANT

Visiter des temples centenaires, croiser des ados déguisés comme leur héroïne de mangas préférés, s’attabler dans des bars pour nourrir des chouettes, se faire servir par des employés déguisés en personnage d’ALICE AUX PAYS DES MERVEILLES, manger de vrais sushis, découvrir le vrai saké, assister à un spectacle de robot digne de BIOMAN, le JAPON est un pays schizophrène où le passé et le futur se croise en permanence.

Difficile à raconter, il vaut surtout le coup d’être vécu.
Trois semaines géniales, au Pays du Soleil Levant!

Retrouvailles malaisiennes

La Malaisie ne nous aura pas laissé un souvenir impérissable, voire si vous interrogez Clément, il vous dira, sans sourciller qu’il a détesté :) Clairement pas de coup de coeur mis à part notre petit stop sur Pulau Kapas que j’ai adoré, rien à y faire mais tellement paisible et avec une mer turquoise digne d’une carte postale et Malacca avec ses canaux.

Ca reste surtout pour moi un moment de retrouvailles avec ma poulette Delphine et rien que pour ça, ça reste un super souvenir avec quelques moments épiques comme la panne de notre bus de nuit et ce à 2H du mat….deux heures d’attente pour qu’un autre bus vienne nous chercher; notre balade dans les cameron highlands où on s’est perdus (les chemins ne sont pas très bien balisés) et on a donc du couper à travers un champs de choux pour retrouver la route principale sous le regard amusés des locaux.

HOTELS

Le seul que je recommanderai c’est KAPAS BEACH CHALETS KBC sur Pulau Kapas – 80 RM le chalet sommaire mais on s’y sent tellement bien dans cet endroit et leurs petits-déj et le resto à côté sont très bon. Pas d’Internet, il faut donc appeler pour réserver.

Pour le reste, on a un peu galéré, donc rien de folichon à ajouter.

Medellin et Salento

Dernière partie du voyage et derniers beaux endroits…Enfin, Medellin n’est pas à proprement parler une belle ville où il y a beaucoup de choses à visiter, c’est même le contraire sur ce dernier point mais c’est une ville dans laquelle on s’est sentis bien et où on s’est posés un peu dans le quartier du Poblado…Peut-être le côté plus moderne et plus occidental que Bogota

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du coup on en a profité pour faire un saut à Santa Fe de Antiquoia, sous un soleil écrasant et avec un chauffeur de bus pas du tout aimable mais la ville a son charme

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Nous avons aussi fait un tour un peu plus loin à Salento dans la région des cafés…je vous préviens tout de suite les colombiens sont TRES fiers de leur café et qui est bien évidemment le plus bon du monde et de la meilleure qualité cela va sans dire…Pour notre culture, nous avons visité une Finca et avons fait de très belles balades dans ce coin notamment la vallée de Cocora et ces palmiers les plus hauts du monde :)

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La cité perdue, THE TREK inoubliable

Ce trek reste l’un de nos moments forts de notre voyage et il est pourtant difficile de décrire ces quatre jours de marche.

On va pas se mentir, d’abord on en a chiés et nos corps ont été mis à rude épreuve. Au total 47 kms parcourus en quatre jours, souvent sous un soleil de plomb notamment dans les belles montées, un taux d’humidité hyper élevé qui fait que rien ne sèche même la nuit ce qui oblige à remettre des vêtements moites le lendemain (pas très agréable mais au bout de deux jours on a compris que l’aspect esthétique il fallait oublier) et ce tout en portant nos affaires pour tout le trek….et moi qui me fracture la main c’est sûr que présenté comme ça, ça ne fait pas rêver et pourtant c’était magique.

Pendant quatre jours, on a été coupés de toute civilisation, pas de portable, uniquement les paysages, la nature, les cascades et les rivières dans lesquelles on pouvait se baigner, les nuits en hamac, l’absence d’éclairage dans les campements la nuit, les bruits et on marche, on marche, on marche pour atteindre l’ultime but à tel point que le cerveau se met lui aussi en mode off et ça fait plutôt du bien.

Mais c’est aussi et surtout grâce à notre guide Wiwas José que ce trek reste un moment extraordinaire. José (c’est son prénom colombien, pas son nom Wiwas) c’est un vrai de vrai, genre il rentre tout seul chez lui en pleine nuit sans aucune lampe frontale (alors qu’il y a quand même des animaux sauvages dans le coin), il grimpe avec ses petites bottines alors que toi tu galère avec tes chaussures de rando, il est capable d’attraper un moustique d’un coup de main et de te construire un bâton de randonnée en cinq minutes,il est peu causant et puis s’ouvre petit à petit et t’expliques sa culture, t’apprends quelques mots de sa langue, te présente sa famille….et c’est finalement lui qu’on se rappelle toujours en premier quand on y repense à ce trek.

Alors voilà il y aurait tellement à dire mais tellement peu de mots pour le décrire que je vais m’arrêter là :) mais si un jour vous passez en colombie, faites-le, vraiment!!

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Cartagena de las Indias

Alors là attention car c’est du sérieux, on commence à parler des moments et des endroits magiques de la Colombie….Cartagena de las Indias…On est y passés deux fois, plusieurs jours à chaque fois et il y a beaucoup de souvenirs dans cette ville mythique (notamment car c’est une des premières scènes dans A la poursuite du Diamant vert, oui je sais je radote mais j’aime bien mes classiques). On a testé les principaux quartiers, centres historique, Getsemani, Bocagrande et sa plage et on a tout aimé :)

C’est ici, en mangeant un grec que nous avons fait une jolie rencontre avec Adalberto, colombien francophile et francophone avec qui nous avons beaucoup discuté, qui a pour projet de venir étudier en France et qui saute donc sur toutes les occasions pour parler français. On lui a fait découvrir la cuisine française dans un petit resto servant de la cuisine de bistrot tradi avec au menu, terrine, bavette et gratin dauphinois, un petit verre de vin of course…Un garçon hyper gentil et qui symbolise bien le caractère accueillant et souriant des colombiens.

C’est aussi à Cartagena que j’ai eu un superbe cadeau d’anniversaire, deux jours dans une des maison les plus anciennes la Casa Pombo et qui est juste magnifique, on serait bien restés plus longtemps, le luxe on y prend vite goût car comme vous pouvez le constater, c’est plutôt sympathique comme petit endroit, surtout la terrasse avec piscine et vue sur les toits de Cartagena. Même avec mon bras dans le sac, j’en ai bien profité :)

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On a mangé ici nos premières crêpes du voyage dans un petit resto tenu par une française dans le quartier de Getsemani

On n’a pas fait de balade en calèche, honnêtement ces pauvres chevaux on pas l’air très bien en point.

On a testé le bar le KGB, cher, cocktails par terribles mais le cadre est assez « original »

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On a aussi testé une journée plage dans le quartier de Bocagrande, avec les locaux et les buildings tout le long du remblais, c’était sympas surtout vu la chaleur en ville (et ça c’était avant mon plâtre donc beaucoup plus simple pour se baigner!)

On a passé de super soirée sur la place principale de Getsemani, lieu de rdv de toute la jeunesse, vieillesse, locaux et étrangers…Il suffit de trouver une petite place à la terrasse d’un bar ou sur un bout de marche ou de trottoir, de siroter une bière en mangeant des brochettes viande/Pomme de Terre et de regarder les cours de danse ou les spectacles de rue….et de profiter de l’ambiance.

Ils ont un trottoir spécial avec toutes leurs miss Colombie notamment la dernière dont ils sont particulièrement fiers il faut dire que c’est l’actuelle Miss Monde! D’ailleurs, réputation non usurpée, les colombiennes sont effectivement extrêmement belles…Par contre les filles, passez votre chemin, les colombiens sont quant à eux franchement pas terribles et j’ai pas eu grand chose à me mettre sous les yeux dans ce pays, comme dans tous les autres d’ailleurs :)

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Mais surtout voilà pourquoi Cartagena, on ne se lasse pas d’y déambuler:

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Barichara et le Camino Real

On a ensuite pris la route pour San Gil, point central un peu plus au nord de Villa de Leyva et porte d’accès pour de nombreux sports comme le parapente et le rafting (que l’on ne fera pas !). Pour y aller, on a suivi les conseils des locaux et on s’est fait dépoté par un premier bus au bord d’une grande nationale, en face d’une station service, cadre pas très glamour, surtout qu’on est sensé faire signe au bus suivant qui va à San Gil mais qu’on est bien incapable d’identifier lequel ce sera. Heureusement, une petite dame du restaurant du bord de la route attendra presque 30 minutes avec nous au bord de la route pour regarder les bus qui passent et nous indiquer le bon!! Ils sont fort gentils ces colombiens quand même!

San Gil ne nous a pas ébloui, loin de là, pas très typique et pas beaucoup de charme mais on y a par contre mangé des hamburgers de fou chez Gringo’s Mike juste à côté de la place principale et de notre hostel EL Dorado (sympa et très calme même si la chambre n’avait pas de fenêtre une fois de plus) et de succulents pizzas chez 7 tigres.

Non ce que l’on a adoré c’est un peu plus loin, à 40 minutes de San Gil, le petit village de Barichara :)

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Typique même si très différent de Villa de Leyva et assoupi aussi. On a regretté de ne pas y passer une nuit pour profiter de cette ambiance et des couleurs du soir mais on en a bien profité pendant la journée et on a fait une magnifique balade le Camino Real, ancienne route pavée (qui moi m’a fait penser à la Via Appia à Roma), dans les collines et qui relie Barichara à un autre petit village. On n’a malheureusement pas rallié le second village car il faut dire qu’on est un peu partis à l’arrache, moi avec mes sandales qui glissent, en plein cagnard de midi et une seule petite bouteille d’eau pour deux….On s’est pas sentis très bien sur le retour grâce en plus à une insolation guettante….Ah puis parce qu’on avait pas de chapeaux non plus!! Bref, on est pas encore des modèles d’organisation pour ce genre de balade, même pour les basiques…

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On en a quand même profité et ce fût une belle journée de promenade que l’on a terminé avec un petit café dans un bar très sympa sur la place principale devant la finale de Ligue des champions Juventus – Barcelone.

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Villa de Leyva là où le temps s’est arrêté

Villa de Leyva c’est notre première destination après Bogota et cinq heures de bus (ils conduisent d’ailleurs comme des tarés surtout dans les routes de montagne et les trois quart du temps des gens sont malades) et ça a été notre premier gros coup de cœur.

Tout petit village où le temps semble suspendu, rien ne semble avoir changé depuis son origine, il est extrêmement bien préservé et malgré sa taille lilliputienne, on ne s’est pas lassés d’y flâner de jour comme de nuit et ce pendant trois jours. Il est très difficile de décrire l’atmosphère, surtout à posteriori et encore mieux le sentiment presque envoûtant de ce lieu et de sa place centrale pour le coup gigantesque.

Alors parfois les images sont plus parlantes que les mots.

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On s’était trouvé un petit hôtel typique Don Paulino, juste à côté de la place centrale où on était quasiment seuls pendant notre séjour. Extrêmement gentils puisqu’ils nous ont renvoyé à Bogota le téléphone que Clément avait oublié dans la chambre

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Bogota, premiers pas en Colombie et le SAYTA Hostel comme seconde maison

BOGOTA, nous y sommes beaucoup resté finalement, au début, au milieu (en raison de ma fracture de la main) et avant de partir et c’est là que nous avons trouvé presque notre seconde maison au SAYTA Hostel dans la Candelaria. Géré de façon familiale, c’est là que nous avons rencontré, Erica (colombienne), John son frère qui gère l’hostel, Greg le mari d’Erica français et leurs enfants, une famille accueillante, aux petits soins et un hostel dans lequel nous nous sommes sentis comme à la maison, autour de matchs de foot pendant la Copa America, d’apero en fin de journée et de discussions tout azimut!!

Ils ont largement contribué à nos beaux souvenirs en Colombie et si vous lisez ces lignes, je vous remercie encore pour votre gentillesse!!

Revenons maintenant à notre sujet principal, Bogota. On y a donc pas mal vadrouiller, un peu dans tous les sens, on a pas mal visité (pas mal de leurs musées sont gratuits ce qui est plutôt sympa), on y a fait du shopping (pas mal aussi), on y a été au cinéma pour voir des films absolument extraordinaires (La faille de san Andreas avec The Rock et Jurassic parc), on a essuyé la pluie, le froid, le soleil….et comme Mexico, on a été agréablement surpris et on a bien aimé cette ville.

petit résumé en images et en détails

Place principale de Bogota, c’est dommage qu’il y ait eu des travaux pendant nos différents passage.

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Vous allez rire mais le premier musée que nous avons visité est celui de la Police, certaines choses, peut-être, ne nous quitte pas si facilement :)

Il s’avère que c’est finalement assez intéressant, clairement une démonstration de force de l’Etat colombien et des évolutions impressionnantes il faut bien l’avouer de la situation dans ce pays. Le nombre d’unités spécialisées est impressionnant, de nombreux jeunes policiers sont présents pour répondre à toutes nos questions entre leur anglais approximatif et notre espagnol débutant.

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Et bien évidemment, Pablo Escobar occupe une place de choix avec notamment sa moto dans laquelle, il paraît, étaient cachés des kilos d’or!! On n’aura pas pu vérifier malheureusement.

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La vue du haut du musée vaut également largement le détour

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Puis petite balade le long de la Septima qui est piétonne les weekends, ça fait clairement cour des miracles, des artistes de rue, des marchands ambulants partout, des diseuses de bonne aventure….Et des courses de hamsters, on n’a pas trop vu l’intérêt et les pauvres avaient l’air un peu abruties !! Mais c’est apparemment un jeu très apprécié des colombiens, allez savoir pourquoi, ça fait partie des choses non élucidées dans notre voyage !

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Musée BOTTERO, on ne connaissait pas trop avec ses gros personnages caractéristiques mais c’est THE artist colombien donc on était bien obligé de lui consacré un peu de temps et de photos…Apparemment peintre et sculpteur ayant une volonté de dénoncer certains aspects de la société et politique colombienne.

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Clément a aussi eu l’occasion de tester un coiffeur colombien lors d’une virée shopping – ciné, un décor très sympa et une coiffeuse également pour un retour à la civilisation avec coupe de cheveux digne de ce nom!!

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Finalement on n’a pas beaucoup de photos du quartier de la Candelaria malgré le temps qu’on y a passé mais pour moi tout est dans ma tête donc c’est pas encore trop grave :) c’est en tout cas un quartier hyper vivant, plein d’étudiants, typique avec de belles maisons, un chouette quartier colombien.

Petites anecdotes de nos premiers pas colombiens et impressions….Que les colombiens sont gentils, partout, tout le temps…Vous vous arrêtez cinq minutes avec une carte en cherchant votre chemin et vous vous retrouverez entourés de pleins de gens prêts à vous aider

Leur système de transport, honnêtement, vous ferait presque regretter les transports parisiens. Pour aller et revenir avec les mêmes points de départ et d’arrivée, ce n’est pas le même bus….Allez comprendre pourquoi (ça c’est leur transmilenio, un bus avec sa voie réservée)

Un colombien vous demandera toujours  » Como Estas » quand vous arriverez dans un endroit et en fait….ça fait sacrément plaisir.

Claro que si, Con mucho gusto sont vite devenus des essentiels dans notre communication :)

Nous n’avons jamais réussi à prononcer correctement Jugo de naranja de manière à se faire comprendre du premier coup, on essaye toujours!!

Notre dernière journée a été notamment consacrée aux graffitis de Bogota qui sont magnifiques et très présents. J’avais envie de faire le Bogota graffiti tours mais finalement je ne le conseillerai pas, c’est un peu cher et surtout on ne voit finalement que peu de graffitis que vous ne découvrirez pas par vous-mêmes en vous baladant et le discours, très politique nous a un peu dérangés!

Colombie, le seul risque est de vouloir y rester

Colombie, le seul risque est de vouloir y rester

Cette devise ou ce slogan n’aurait pu être mieux trouvé pour décrire notre passage en Colombie….Je n’ai pas seulement aimé ce pays, ses gens, ses paysages, j’en suis tombée amoureuse je crois bien.

La Colombie, ce n’était pas prévu dans nos plans initiaux mais elle s’est assez vite imposée, sans trop savoir pourquoi et nous ne l’avons pas regretté bien au contraire…en partir après un mois et demi a été « émotionnant » et alors que plus d’un mois s’est écoulé depuis, je n’ai qu’à fermer les yeux pour m’y retrouver immédiatement, des souvenirs pleins la tête.

J’avais bien potassé mon sujet avant de partir en regardant à maintes reprises « A la poursuite du diamant vert » (que je vous recommande d’ailleurs vivement pour ceux qui ne connaissent pas encore!) mais je n’avais pas prévu une telle surprise que j’espère vous percevrez en lisant nos aventures dans ce beau pays.

NICARAGUA

Quand on décide de partir à l’aventure, on liste d’abord les pays que l’on veut absolument visiter. En parallèle, on exclut les pays où l’on ne veut absolument pas se rendre…Et puis, au fil du voyage, les certitudes se modifient et on finit parfois par atterrir là O% on ne se serait jamais imaginé aller…
Et c’est comme ça que l’on se retrouve un beau jour au NICARAGUA.

Le NICARAGUA est un petit pays d’Amérique Central, coincé entre le HONDURAS au Nord, et le COSTA RICA AU Sud.
Le NICARAGUA, c’est aussi le pays le plus pauvre de cette région. Une guerre civile au cours des années 80 a rendu le pays exsangue économiquement. Mais aussi incroyable que cela soit, c’est aussi le plus pays le plus sûr de la région.
A peine ouvert aux touristes, il offre la promesse d’un vrai dépaysement, et surtout la possibilité de voir et faire à prix raisonnable ce qui coûte une fortune chez son voisin costaricien.

Car il faut bien avouer qu’au bout de quelques jours passés au COSTA RICA, nous nous sommes très vite rendus compte que financièrement nous ne pourrions pas y rester trop longtemps.
Au COSTA RICA, tout est cher, tout se paye, souvent de manière démesurée. Le dollar y a pignon sur rue et l’authenticité du pays en a indéniablement pris un coup.
En cherchant une alternative acceptable pour notre budget de routard, on a alors commencé à regarder du côté du NICARAGUA.

Et on s’est laissé tenter.
Et on ne le regrette pas.

Le 07 mai, à 04 heures 30 du matin, on a donc quitté la jolie SANTA ELENA au COSTA RICA par bus, direction le NICARAGUA.

Pour se faire, il nous a d’abord fallu prendre un premier bus qui après deux heures de route nous a laissé au croisement d’une grande nationale où là, on devait prendre un second bus, qui nous emmènerait de l’autre côté de la frontière.
A 06 heures 30, nous nous sommes donc retrouvés là, tous seuls avec les bus et les camions déboulant à toute allure. Il faisait déjà grand soleil et grande chaleur.
On était inquiets sans trop l’être. Généralement les plans les plus improbables sont ceux qui se déroulent le mieux et finalement, le bus est arrivé trois quart d’heure plus tard comme prévu.

Aux environs de 10 heures, nous avons donc passé sans encombre la frontière COSTARICIENNE avec ses bâtiments en dur et ses machines de contrôle ultra modernes.
Nous sommes remontés dans le bus le temps d’avancer de 100 mètres, et là….
Et bien l’avantage du NICARAGUA c’est que ce pays ne triche pas avec lui même.
Le bus est d’abord passé sous une sorte de jet destiné sans doute à l’épouiller, puis un fonctionnaire local est passé dans les rangs équipé d’un thermomètre géant, et puis on nous a fait descendre au milieu d’un grand parking écrasé par la chaleur avec au centre des tréteaux de bois étaient dressés pour poser nous sacs et se soumettre au contrôle.
Pas de portiques électroniques, d’hommes en uniforme impeccable ou quoi que ce soit d’autre d’ailleurs.
Tout autour des bâtiments marqués DUTY FREE tenaient debout pour certains tant bien que mal, pour d’autres plus du tout…
Au bout d’un moment, deux personnes sont venus fouiller les sacs, si on peut appeler pratiquer une fouille le fait de les ouvrir puis les refermer avec un sourire, et nous on rendus nos passeports avec le visa…Il était environ Onze heures.

Officiellement nous venions de traverser notre première frontière par voie terrestre!

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La première règle quand vous allez au NICARAGUA, par voie terrestre, est d’éviter la ville de MANAGUA.

Nommée capitale dans un soucis de réconciliation nationale après la guerre civile, (GRENADE étant traditionnellement loyaliste et LEON favorable aux insurgés de l’époque) elle est réputée dangereuse, ne possède aucun réel atout touristique, bref ne présente pas d’intérêt particulièrement. Bâtie pile poil sur une faille sismique, elle a déjà plusieurs fois subit les affres de dame nature.

L’avantage du NICARAGUA, c’est que c’est tout petit. Nous avons donc directement filé vers GRENADE et deux heures après notre passage de frontière nous avons posé nos valises dans une HOSTAL tenue par un français.

GRENADE est une très jolie ville coloniale, rénovée avec soins, et qui a donc conservé tout son charme; la place centrale est bordée de vieux bâtiments coloniaux héritage de la présence espagnole d’antan.

On peut s’y promener sans soucis même si on en a vite fait le tour. Pour autant cette ville est déjà un bon résumé de ce qu’est le NICARAGUA. L’ambiance y est très populaire. Le marché est un bric à brac confus mais savamment orchestré de ventes d’objets en tout genre et de nourritures.
Les odeurs montent.
Les gens y sont tranquilles.
Le côté génial: des fruits frais sont vendus partout à la découpe pour pas cher ce qui est très appréciable tant la chaleur est écrasante dès le matin.
Nous passerons d’ailleurs deux jours à squatter les piscines de deux hôtels de la ville.

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Après avoir tenté de trouver des informations pour savoir quoi faire dans le coin, nous avons très vite obtenu la confirmation que le NICARAGUA n’était pas encore un pays touristique. C’est à dire que les employés des offices de tourisme locaux sont très gentils, mais alors ils ne connaissent rien à leur pays.
On s’est donc débrouillé tous seuls en commençant par vérifier les petites subtilités du pays dont on nous avait parlé.

En premier lieu il convient de savoir que le NICARAGUA a pris sur lui de ne pas nommer ses rues.

On ne sait toujours pas comment il procède pour le courrier mais en tout cas pour les adresses, il faut toujours retenir un bâtiment connu dans le secteur où vous êtes.
Et pour un chauffeur de taxi ca peut très vite donner ceci: »Je voudrais me rendre à tel endroit. Cela se trouve au niveau de la statue X…Ensuite prendre deux blocs à droite, puis deux blocs à gauche… Et le tout après négociation du prix du taxi sinon…gare aux surprises.

Seconde subtilité, les moyens de transports. Le NICARAGUA n’a plus de train depuis que les lignes ferroviaires ont carrément été démantelées, les rails vendus avec tout le barda. On a d’ailleurs pu visiter à GRENADE le vestige de la dernière locomotive présidentielle.

Reste donc les bus. On n’avait pas les moyens ni l’envie de louer une voiture. De toute façon, nous nous trouvions là pour l’aventure donc… Mes chers amis, les bus.

Ici une petite digression s’imposent. Car le bus sera un peu notre fil conducteur pendant ces trois semaines.

Alors les stations de bus d’abord. Des terres pleins de terre ou de béton font office de. L’avantage, c’est que vous avez une grande station de bus dans toutes les grandes villes qui sont des lieux de vie où tout autour se trouvent des échoppes faites de bout de bois et de tôles froissées servant à l’achat des tickets, de nourriture….

En ce qui concerne les bus: Au NICARAGUA pas de SHUTTLE (sauf rares exceptions entre GRENADE et LEON) à prix exorbitant pour les touristes. Le bus, ce n ‘est pas cher et personne n’essaie de vous arnaquer. Vous payez comme les locaux. Ici tout le monde est à la même enseigne.
Il convient donc de prendre place dans de magnifiques et ancestraux « Chicken Bus ». Vous savez ? ce sont ces bus jaunes que les américains utilisent pour le ramassage scolaire. Sauf que les nôtres étaient de premières générations: tout y est usé, les sièges sont en sky, ce qui est pratique lorsqu’il fait 35 degrés, la clim est souvent en option.

Pour se démarquer des américains, le NICAS (Surnom donné au habitants du Nicaragua) a pris sur lui de « customiser » tous les bus: énorme klaxon en acier sur les toits, couleurs tapageuses, musique à fond, à savoir rock religieux ou grands succès américains des années 80. Le must, ils portent tous le nom de quelqu’un ou de quelque chose.
L’inquiétant, les incantations à la gloire de dieu inscrites au dessus du conducteur nous font vite comprendre que notre sort est plus entre les mains du tout puissant que dans celles du conducteur.
Les bagages sont chargées dans les soutes, ainsi que sur les toits.
Deux employés sont présents dans le bus pour le paiement du ticket, et se relaie avec une agilité déconcertante pour grimper sur le toit et redescendre parmi nous alors que le bus est lancé à bonne allure sur des routes plus qu’improbables.

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Ca ne s’arrête évidemment pas là puisque l’on s’entasse le plus qu’on peut -Et ici quand il n’y a plus de place et bien je vous assure qu’il y en a encore!

Les arrêts de bus n’existent pas et le bus s’arrête dès qu’une personne lui fait signe sur le bas côté.

Enfin à chaque pause, et bien le conducteur et tous les passagers au fait de ces choses descendent et partent manger, revenant dès le repas terminé.

Et à chaque arrêt de quelques minutes des marchands ambulants grimpent pour vendre toute sorte de nourriture (du poulet grillé le plus souvent), et ce même quand le bus est archi-bondé, ce qui rend la circulation dans le bus lui même plus qu’improbable.

Un vrai spectacle mais finalement, tous ces trajets resteront un super souvenir.
On est avec les locaux, traités comme les autres. Et malgré tout cela, et là encore on ne sait toujours pas comment c’est possible, nous ne sommes jamais arrivés en retard!!
Quand aux routes, je vous laisse imaginer. La route principale qui traverse l’ est du pays est somme toute praticable mais dès que vous sortez des sentiers battus, il est possible de mettre deux heures pour gravir 10 kilomètres de montagnes.

Notre première utilisation des bus locaux se fera trois jours après notre arrivée à GRENADE.
A 20 kilomètres se trouve une autre ville nommée MASSAYA, connue principalement pour son volcan du même nom.
Le NICARAGUA possède beaucoup de volcans dont de nombreux en activité. Certains d’ailleurs tousseront un peu pendant notre séjour. On a donc été faire un tour là bas…En bus..

Pour une première, cela se passera de manière plutôt calme, c’est plutôt l’arrivée au terminus qui est un choc.
Tout le monde se fait déposer sur un énorme terre plein asséché par le soleil. Les bus sont entassés là comme dans une casse. Impossible de savoir quel bus se rend où, pourquoi, comment!
Un grand marché est implanté là au milieu de la terre et des flaques d’eau. Toutes les odeurs se mêlent et on ne sait pas où on est.
C’est pauvre, anarchique, vivant; Moi j’aime bien, Clémence moins.
Il faut dire que nous sommes les seuls touristes et que certains lieux sont plus accueillants que d’autres.
On finit par obtenir les infos dont nous avons besoin dans notre espagnol hésitant et on se rend à pied visiter le marché artisanal de la ville. Recommandé, il est sympa mais sans plus, c’est surtout pour les touristes.

On poursuit notre pérégrination à travers la ville en nous rendant vers un point de vue surplombant une lagune en traversant à pieds des quartiers vraiment très pauvres; Une précision cependant, on ne s’est jamais senti en insécurité.
On a finalement trouvé notre point de vue et admiré la Laguna de MASSAYA. C’est très joli. Les locaux flânent le long du parapet et nous sommes encore les seuls touristes.

Le seul bémol et qui sera assez récurant au NICARAGUA. L’extrême pauvreté ne permet pour l’instant pas la mise en place de la prévention et des structures nécessaires à éviter la pollution. Et autant le savoir, mettre à la poubelle ses déchets lorsqu’il se trouve à l’extérieur n’est clairement pas dans les habitudes du NICAS.

Une fois notre contemplation terminée, on est retourné dans le centre de la ville. Cette fois on a attrapé un taxi pour nous rendre dans une zone plus montagneuse à quinze minutes. Là, on avait lu qu’il y avait des petits villages connus pour leur artisanat.

On s’est donc fait déposer au village le plus connu, à SANTA CATARINA. Il y a effectivement pleins de marchands vendant poteries, rocking chair fait main, tout en bois. Ici tout le monde en possède. Il n’y a pas de canapés à l’intérieur des maisons et on voit souvent les personnes âgées assises le jour dans ce type de fauteuil contempler le passage dans la rue.

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Le village en lui-même était très sympa, ensoleillé comme il se doit, certains de ses habitants -et c’est aussi une habitude chez les NICAS et pas seulement pour les déshérités- y font la sieste dehors, étendus à même le sol.

On y a mangé, on s’y est baladé et puis vers 15 heures 30 on a décidé de rentrer.

Et pour cela il faut un bus.

Et là commence une pérégrination qui nous fera, (après informations contradictoires obtenues de la part des locaux), vadrouiller à pieds une petite demie-heure avant de trouver un arrêt de bus, et finalement un bus qui nous ramènera à GRENADE.

On fera une autre excursion -organisée celle là- à la Laguna de APOYO. Bon c’était pas terrible et on ne renouvellera pas l’expérience.

Après ces cinq jours passés à GRENADE, nous repartons toujours plus au nord, direction la ville de LEON, dont on dit qu’elle est aussi jolie que GRENADE.

Un bus pour la capitale et un changement plus tard à MANAGUA dans une estafette étouffante, nous arrivons à LEON. La première impression est mauvaise.
LEON n’est pas jolie. En soit ce n’est pas une surprise les villes en Amérique Centrale et du Sud sont rarement belles. Mais comparer LEON à GRENADE est à mon sens impossible. Après chacun ses gouts.

Pour le logement, nous avons trouvé refuge dans un petit hôtel encore tenu par un français, un basque assez déconcertant dans son approche du pays.

Parce que nous notre objectif, c’est le nord du pays, plus montagneux et sauvage. Et quand on lui demande comment c’est il nous répond, bah il pleut!
Passé ça le type a une approche correcte vis à vis de ces employés, les rémunérant plus que la moyenne des salaires et prônant un tourisme responsable.

Sinon l’endroit est plutôt tranquille. Il y a un petit bassin pour faire trempette ce qui ne gâche rien vu la chaleur. Et puis on a dégoté une boulangerie française pas mal du tout. Et ça, quand vous mangez du Galo Pinto matin, midi et soir, ca n’a pas de prix!

La visite de la ville n’offre pas un éventail époustouflant de choses à y faire.
Elle nous permet pourtant de visiter le musée de la révolution (en fait un bâtiment en déliquescence ou des photos et des drapeaux on été posés aux murs)
Ca dure 20 minutes mais l’intérêt réside dans le fait que les guides sont d’anciens combattants de la ville, des hommes qui se sont battus et ont été blessés pour certains en défendant leur ville. Un petit bout d’histoire avec des gens qui ont fait l’histoire du pays. C’est plutôt sympa.
A LEON, les murs de la ville porte d’ailleurs encore en certains endroits les impacts des balles.

La cathédrale, en rénovation, reste très belle. On peut monter sur le toit déjà rénové et contempler la ville. En pleine canicule, la puissance de la lumière répercuté sur le blanc immaculé de la pierre rend impossible la traversée sans lunette de soleil!

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Et puis notre présence a coïncidé à LEON avec l’arrivée dans la ville d’un symbole religieux d’importance: une goutte de sang de Jean-Paul II.

Et là, on réalise vraiment la ferveur religieuse qui anime les peuples de cette partie du monde pour leur foi catholique.

La procession parcourt toute la ville. Elle passe partout. Des orchestres là devancent et sur son passage un silence impressionnant se fait. En nous rendant sur la grand place de la cathédrale, très belle mais en réfection, un concert y est organisé en attendant l’entrée de la relique dans l’édifice.

Là c’est une toute autre ambiance: les gens dansent au rythme de la musique rock ( les paroles sont religieuses quand même). Et au milieu de la scène, dans son habit noire, l’évêque de la ville…se trémousse!!

C’est d’ailleurs quelque chose qui me frappera tout au long du voyage. Dans cette partie du monde, les messes sont l’occasion de chants enjoués, rythmés, dans une atmosphère se rapprochant beaucoup plus du gospel.

Ici la religion est une affaire sérieuse. Et pourtant elle s’exprime de manière beaucoup plus positive et joyeuse que chez nous, où elle semble prisonnière d’un carcan austère dont elle a dû mal à se départir. Néanmoins il ne faut pas s’y tromper: l’église est au NICARAGUA très influente: Elle est présente dans toutes les grandes institutions du pays, fait oeuvre de bien social et apparait avoir son mot à dire dans tout.

Ce soir là, la relique pénétrera dans la cathédrale à 23 heures, donnant lieu à un feu d’artifice gigantesque tiré des toits de la cathédrale!

Ces trois jours passés à LEON ont aussi été l’occasion d’une petite vadrouille sur la côte pacifique, vers le village de LAS PENITAS.

Après deux heures de bus, nous avons atterri dans un véritable havre de paix, situé sur la côte. Quelques maisons, un joli bar-restaurant faisant aussi office d’hôtel et les quelques maisons des pêcheurs disséminés le long d’un banc de sable face à la mangrove…Et plus avant, derrière la plage, l’océan, brutal.

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Ici comme au COSTA RICA, le PACIFIQUE déchaine ses rouleaux et il est clairement dangereux de s’y baigner.
Au départ on était venu ici pour se faire emmener dans la mangrove. En fait le prix était élevé mais on se doutait qu’on ne croiserait pas de volontaire pour nous accompagner. Le coin était désert mais on a quand même fait la balade.

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L’hôtel travaille avec les pêcheurs locaux et ce sont eux qui vous emmènent.
Clairement ça a été un bon moment.
La mangrove est belle, sauvage, et les IBIS y sont légion. Surtout on a réussi à discuter-toujours avec notre espagnol approximatif- avec notre guide, né ici, pêcheur depuis toujours et qui tous les matins se lève avec sa coquille de noix pour passer indemne la barrière de vagues des premiers mètres de l’océan et ses tourbillons.
Juste pour nourrir sa famille.
On se demande bien comment il y arrive, lui et les autres.
Ces hommes ont une perception de la nature qui échappera toujours à ceux qui comme nous sont nés dans la modernité.

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L’étape suivante sur notre route nous mène à ESTELI, une ville comme on ne les aime pas: moche et sans intérêt.

Le truc, c’est que c’est le point de départ obligé pour tout un tas d’excursions.

Le surlendemain de notre arrivée, nous avons donc repris nos bus jaunes favoris pour partir nous promener sur les hauteurs.

Une heure trente de trajet plus tard (pour environ 2O Kms), on nous a dépoté en pleine vallée, au milieu de rien. Ou presque, car à cet endroit vit un véritable ermite, nommé Alberto GUTTIEREZ, âgé de 80 ans, qui s’est mis en tête de sculpter la montagne avec des représentations d’animaux il y a 2O ans, sans jamais s’arrêter!

Et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est très réussi et étonnant!

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Bon, on ne va pas se mentir, le mec est complètement fou. Il vit tout seul là, on ne sait pas trop comment d’ailleurs et fait la visite à ceux qui passent.
La vue est spectaculaire.

La suite de la balade se fait par la route, jusqu’à une communauté nommée la GARNACHA.

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A l’entrée du village, on a croisé lOLO, le policier municipal, l’agent de sécurité, l’homme qui veille sur le village en quelques sortes. Très sympa, il nous explique qu’il peut, moyennant une petite rétribution pour la communauté nous faire visiter les lieux.

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Et la visite du village se transforme très vite en randonnée à travers les paysages montagneux, jusqu’à atteindre les sommets du CERRO TISEY, une haute montagne qui domine tout. C’est abrupt, le vertige est présent mais la récompense est au bout. C’est majestueux.

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On en a profité pour discuter du village. Organisé en communauté, il y vit environ 200 âmes. Les enfants vont à l’école et tout le village se cotise pour envoyer les meilleurs élèves à l’université.

Au NICARAGUA, les études sont chers et parvenir à s’élever dans la société est extrêmement compliqué si on n’a pas les moyens. On continuera notre discussion avec notre guide autour d’un déjeuner et ce sera ensuite retour sur la route principal pour reprendre le seul bus de la journée assurant le retour vers la ville.

C’est chaotique, mais on a bien aimé.

Le lendemain, nous avons repris la route, deux heures de trajet direction MATAGALPA.

On y a retrouvé JACKY, un agriculteur français à la retraite que nous avions rencontré à GRENADE.

Globalement la encore, la ville n’est pas extraordinaire. Encaissée au coeur de la vallée, sans grand charme.

Le premier jour, on a grimpé jusqu’en haut de la montagne en refaisant le chemin de croix de JESUS. Sur tout le trajet, d’immenses croix en béton représentent les étapes de ce chemin. Et en haut, une immense statue du même JESUS dominant tout. Bon, nous la thématique religieuse on s’en foutait un peu mais ici, ils adorent.

Réitérant une de nos spécialités, le crapahutage en côte raide par temps chaud et sans eau, on en a un peu chier mais au final c’était quand même joli.

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Mais ce sont plutôt les deux expéditions suivantes qui nous ont marqué.

Nous avions entendu parlé de la communauté DE LA PITA, associant plusieurs familles de fermiers vivant en marge du village de SAN RAMON, à quelques kilomètres de MATAGALPA.

Nous nous y sommes donc rendus et accompagnés de la guide, nous avons entamé la visite. Franchement nous ne nous attendions pas à cela.

Nous nous sommes retrouvés à nous balader au milieu de paysages luxuriants, à grimper dans la montagne, à contempler des paysages immenses, tout en jouant parfois à INDIANA JONES.

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C’était vraiment une chouette journée.

La seconde excursion nous a mené au PENAS BLANCAS. L’idée était de dormir dans la montagne, pour pouvoir faire quelques excursions vers les sommets.

Pour s’y rendre, deux heures de bus franchement chaotique. A un siège devant nous une pauvre grand mère vomissait son quatre heures par la fenêtre, le vent se chargeant de tout renvoyer… sur nous.

A la descente du bus, une fois de plus, nous nous sommes retrouvés au milieu de rien. Enfin, si. Face à nous d’immenses blocs de pierre noirs et blancs, formant les fameuses PENAS BLANCAS: Impressionnant.

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Après avoir trouvé notre logement -plutôt pas mal d’ailleurs pour l’endroit- et déjeuné, nous sommes partis avec un guide, grimper jusqu’à une cascade.

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Le lendemain matin, la même sauf qu’entre temps, il était tombé des trombes d’eau. Equipés de bottes, nous avons cette fois entamé une véritable ascension, limite dans la boue, jusqu’au sommet de la montagne…. où la vue était noyée dans les nuages.

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Cela dit, le soleil est finalement réapparu et nous avons pu nous balader sur des chemins bordés de rivières et de cascades, … et de mouches tenaces.

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La dernière partie de notre périple au NICARAGUA, nous a mené sur la Côte Caraïbe du NICARAGUA. Bon, autant le dire tout de suite, nous n aurions pas dû.

En fait le coin est réputé pour une île nommée les CORNS ISLANDS. Un tas de voyageurs vont se poser là bas. Et la ville principale pour s’y rendre se nomme BLUEFIELDS.

Comme on nous avait raconté que c’était l’époque du carnaval, nous avons décidé de nous y rendre.

Pour se faire, de MATAGALPA, le premier stop en bus se fait à EL RAMA, une ville qui se trouve incontestablement dans notre top 3 des villes les plus coupes gorges que nous ayons traversé. Tout simplement horrible. Rien à y faire, encore moins à y voir, et la sensation de nous trouver à la frontière de tout ce qui n’est pas recommandé pour un voyageur.

Le lendemain, le chauffeur du bateau ayant essayé de nous arnaquer, nous avons attendu le bus suivant, pour rejoindre la dernière ville avant BLUEFIELD, PEARL LAGOON….Rien que le nom, on se croirait dans PIRATE DES CARAIBES.

Si la ville est plus jolie, ce n’est plus vraiment le NICARAGUA. Ici, on parle le créole local, et la mode est plus dreads locks et JAMAIQUE qu’autres choses.

Pour nous occuper, nous voulions faire le seul truc sympa du coin, la tournée des iles. La star local recommandé par les guides en matière de navigation nous ayant expliqué que le temps ne s’y prêtait pas, il nous a proposé de faire le tour des communautés autour du lagon…

le lendemain, nous voilà donc, toujours en compagnie de JACKY, embarquant dans une petite barque en bois…

Cinq minutes a dû être le laps de temps au cours duquel nous sommes restés secs. Une vraie galère, nous étions trempés, on prenait des gerbes d’eau, les vagues, tout quoi… Autant vous dire que la visite des communautés était juste pour nous le prétexte de nous sécher avant de reprendre la mer.

Reste que nous avons parcouru une première communauté (qui manifestement a bien choisi son camp au moment de la révolution), l »‘ensemble étant très moderne, ainsi qu’une seconde, beaucoup plus démunie, dans laquelle les enfants pêchent pour les familles, et où tout le monde vit au même endroit, avec les vaches et les cochons!
Autant dire que nous n’étions pas mécontents de retrouver la terre ferme et d’exprimer un mécontement sincère mais mesuré: bah oui, ici, toute la rue c’est la famille et le différent commercial ne se règle pas devant un tribunal. Après tout, nous n’allions pas mourir pour si peu!

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Le matin suivant nous avons repris un bateau pour rejoindre BLUEFIELD. De toute façon nous n’avions pas le choix, il n’y a pas de route.
Autant dire que du festival nous n’avons rien vu de ce qui était promis. Deux jours passés à s’excuser auprès des dealers et des consommateurs de nos réticences à consommer l’héroine et la cocaine si gentiment proposées, et nous avons repris l’avion direction MANAGUA.
De là, un bus, pourtant international qui a trouvé le moyen de tomber en panne à la frontière avec le COSTA RICA, un comble quand on sait que nos vieux bus jaunes ne nous avaient jamais lachés!

Pour l’anecdote, l’arrivée à ALAJUELA, juste à côté de la capitale du COSTA RICA, à minuit, s’est accompagnée d’un stop obligatoire au MAC DO du coin.
Nous avons vraiment apprécié le NICARAGUA, mais à cet instant, nous retrouvions un peu la terre ferme!

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Premier point CHALLENGES

A la moitié (enfin presque) de notre voyage, petit point sur savoir où nous en sommes de vos défis.

On vous le dit tout de suite, non on ne se fera pas un tatouage par pays, on en a déjà chacun qui occupent pas mal de place sur nous;
De même que j’ai quitté le Mexique sans manger le piment le plus fort mais je promet de me rattraper en Asie;
On n’a pas trouvé la photo du Che à laquelle tu pensais Thibault, donc sorry mais challenge avorté surtout au vu de notre court séjour sur cette île;
Marie, désolée, mais impossible de trouver un Gwenn-Ha-Du lors de notre périple, j’avais bien un briquet avec un drapeau breton mais il m’a été confisqué à l’un des passages frontières.

Vous vous dites qu’on est un peu flemmards et finalement pas si impliqués dans nos challenges…Que Nenni:

Nous avons réalisé un des défis de Geger et Sandrine à savoir poser cul nu sur un cactus mais n’avons pas rendu public la preuve photographique de cet exploit afin de préserver les âmes sensibles.

Challenge de Monsieur Tetard réalisé!!!

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Challenge de ma sœurette, Sonia et Loulou ce qui donne pour la partie Amérique Centrale/du Sud (à part Cuba):

Palenque au MEXIQUE
Palenque au MEXIQUE
Au pied du volcan Arenal au COSTA RICA
Au pied du volcan Arenal au COSTA RICA
Loulou se balade en pirogue dans la mangrove du NICARAGUA
Loulou se balade en pirogue dans la mangrove du NICARAGUA
Sous le soleil de COLOMBIE à Barichara
Sous le soleil de COLOMBIE à Barichara

On continue de bosser sur le reste, promis !!

Au fait c’est quoi les challenges?

Petit historique pour ceux qui n’ont pas suivis ou ne sont pas au courant. Suite à une soirée quelque peu alcoolisée avant notre départ, Clément a eu la bonne idée de laisser nos amis et nos familles nous donner une liste de challenges à réaliser pendant notre tour du monde…Vous avez été nombreux à nous suivre dans cette opération « challenges » et y avez mis bien évidemment toute votre imagination et voici donc la liste des challenges:

Prendre une photo dans chaque pays de Louise (enfin de sa photo) devant un monument/lieu emblématique ou typique,
Reproduire la photo de deux moines devant le temple d’Anghkor (en toge bien évidemment et nous comme protagonistes)
Dormir à la belle étoile sur une plage
Ramener un petit souvenir de chaque pays
prendre une photo dans la baie d’Halong avec un sombrero mexicain
une photo de nous deux déguisés en homme – femme (inversé) et devant une cascade
Prendre une photo à Cuba avec un cigare dans les fesses,
Se faire servir une crêpe au sucre au Vietnam, ils ont de la pâte, ils ont du sucre
Nager sur le dos d’une raie manta
trouver dans un pays un Gwenn-Ha-Du et se faire photographier avec un autochtone devant ou avec le drapeau
manger le piment le plus fort du monde au mexique
Demander Clémence en mariage au Cambodge
danser le Gangnam style avec des coréens et le filmer
S’asseoir cul nu sur un cactus
une photo de nous deux (poings levés) devant l’affiche du Che à la Havane
Se faire un tatouage par pays
manger un bahut au Cambodge
Se prendre en photo avec un sombrero et un paquet de Pepito

Séquence animaux!! – Costa Rica

Il est vrai que le Costa Rica est un pays où nous avons vu beaucoup d’animaux même si nous nous attendions à plus, nous avons du fureter, tendre nos oreilles et marcher souvent à pas de loups pour les trouver.

Mais finalement, petit florilège des bêbêtes rencontrées notamment pendant une balade de nuit en pleine jungle c’est un peu flippant mais tellement cool! Je pense que certains vont adorer :)

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Santa Elena dernière semaine au Costa Rica

Voilà un moment que vous attendez la suite de nos aventures, il est vrai que nous avons quitté le Costa Rica (pour la première fois) il y a plus d’un mois maintenant, nous sommes donc très très en retard!!

Petit résumé de notre dernière semaine à Santa Elena petit village dans les montagnes qui ressemble parfois à la Suisse, notamment au niveau de la fraîcheur du soir et nous nous poserons à la Pension Santa Elena, petit havre de paix.

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Les journées s’écouleront tranquillement entre balades et repos, la suite par ici.

La Réserve Santa Elena. On a choisi de ne pas faire la réserve El bosque del Eterno, très touristique pour finalement voir le même paysage. On a vu aucun animaux mais la balade dans une jungle brumeuse était plutôt sympa :)

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Puis on a fait une petite balade dans une réserve privée pour 5 USD par personne ce qui pour le Costa Rica est absolument donné voire gratuit!!

De très beaux panoramas, une réserve très bien entretenue et une chouette balade de deux heures !

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Quepos et le parc Manuel Antonio : enquête sur la disparition des singes

A Quepos, nous nous sommes installés à Villa Jacquelina, en peu en dehors de la ville mais franchement extra. On avait une chambre limite dans la forêt, une piscine, trois terrasses pleines de hamacs et une grande cuisine. C’est aussi à Quepos qu’on a trouvé, enfin, de la bonne barbaque à Meat House et on s’est donc fait plaisir avec une bonne pièce de viande!!

Mais parlons du vrai sujet, celui qui occupe nos esprits depuis, les singes du Parc Manuel Antonio. Ce parc, c’est THE parc à voir au Costa Rica, celui où on vous dit qu’il n’y a qu’à se baisser pour voir les animaux et surtout les singes qui sont partout notamment sur la plage, là où les touristes ont tendance à pique-niquer. On nous a prévenu à maintes reprises qu’il fallait mieux ne pas emmener de nourriture et aux vues de notre précédente expérience balinaise – singe autant vous dire qu’on est parti dans une miette !!

Après avoir payé le prix de 14 dollars par personne, on part donc sur les sentiers bien balisés du parc et là on a beau lever la tête quitte à se décrocher le cou, ben on peut vous dire que nous, on n’a pas vu beaucoup d’animaux et surtout on n’a vu AUCUN singe. On les a cherché, dans le parc, sur la plage, dans les fourrés, les bosquets etc….PAS DE SINGES!!! Nous n’avons trouvé aucune explication logique à cette disparition soudaine, notre hypothèse la plus solide étant que les responsables du parc, en apprenant l’arrivée de Clément, on décidé de déplacer la population de singes, par respect et déférence. Nous n’avons bien sûr aucune preuve ou trace mais cette conclusion s’avère la seule possible.

On râle, on râle mais on a quand même vu un truc hyper cool, des paresseux!!!! c’est génial comme animal, déjà ça sourit tout le temps. Il faut dire que si moi aussi je dormais toute la journée je pourrai sourire aux touristes.

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Tour d’horizon quand même de la vue et des autres animaux

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L’aprem petite pause dans une bakery afin de laisser passer notre premier vrai orage, il pleut, c’est cool!!

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Demain direction Santa Elena – Monteverde après une journée de bus pour enfin trouver de la fraîcheur!!

Stop à Puntarenas : une parenthèse piscine

Nous partons donc en ce lundi matin avec nos deux acolytes Lily et Charlotte pour initialement rejoindre Quepos plus au sud de la côte Pacifique. Un premier bus, puis un ferry jusqu’à Puntarenas pour partir de la péninsule de Nicoya pour une petite traversée d’une heure.

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Finalement, on se laisse tenter par une option piscine dans un hôtel que connais Charlotte, on a le temps et ça coupe le trajet. On barbotera donc toute l’après-midi, Puntarenas, ville portuaire n’ayant absolument aucun charme à part son bord de mer. Dernière soirée en compagnie des filles, une super nuit grâce à la clim, nous nous quitterons le lendemain matin à la station de bus, elles remontent vers Monteverde, nous descendons vers le sud.

Montezuma, une belle rencontre, deux rues et des hippies

La péninsule de Nicoya étant impraticable en bus public, nous avons dû, pour une fois, casser notre cochon tirelire et se payer un shuttle entre Tamarindo et Montezuma à 50 dollars par tête !! Mais ce fût l’occasion d’une belle rencontre avec Lily et Charlotte, la seconde est sur la fin de son périple autour du monde avant de rejoindre le Mexique, la première était venue la rejoindre pour quelques jours de vacances.

Nous passerons finalement les jours qui suivent ensemble, agrémentés d’apéro sur la plage de Montezuma, de baignades dans les cascades, de trajets en bus et en bateau et d’une après-midi piscine :) on attend la photo de notre joyeuse troupe avec impatience et on leur fait un coucou depuis Monteverde. Lily on espère que tu es bien rentrée à Lyon, Charlotte profites bien du Mexique !!

Mais revenons à Montezuma qui nous a été vanté en large et en travers et en arrivant on s’est bien demandé pourquoi . Deux rues qui se battent en duel et des hippies partout qui ne font rien de leur journée, pas ce que à quoi on pouvait s’attendre.

Ne vous inquiétez pas, on a dégoté des petits coins sympas.

A peine débarqués du bus, on a trouvé une chambre (correcte sans plus) à Montezuma Hostel Downtown avec un accueil plutôt indifférent mais ça nous importait peu. On file manger un morceau sous une chaleur écrasante (on n’a jamais autant dégouliné) et en route pour une petite cascade juste à la sortie du village.
Un petit moment de fraîcheur à observer les ados du coin faire des concours de plongeon assez impressionnant et à se faire grignoter les jambes par les poissons, pas très agréable !

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ça c'est l'oeuvre de Clément, il tient à le souligner!
ça c’est l’oeuvre de Clément, il tient à le souligner!

Le lendemain direction Playa Cocolito pour une balade de quatre heures au travers la jungle et surtout la plage où nous sommes tous seuls face à l’océan Pacifique. C’était vraiment beau et ça reste une des belles balades que nous aurons fait au Costa Rica.

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Et notre petite séquence animaux bien sûr!!

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Une petite précision toutefois pour ceux qui liraient le Lonely Planet qui recommande cette balade, notamment car à la fin on peut voir des chutes d’eaux et des falaises roses « El Chorro ». On a vraiment cru qu’on s’était trompé de chemin à force de ne pas les trouver. Mais si finalement nous y sommes arrivés au bout du bout de la plage, un petit filet d’eau tombait effectivement sur la paroi d’une falaise pas franchement impressionnante.
Ne vous attendez donc pas à une découverte extraordinaire même si le chemin est vraiment top.

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TAMARINDO….Welcome sur la côte pacifique

En partant de La Fortuna, l’objectif était d’aller jusqu’à Liberia présentée comme une ville typique laissant croire à un certain charme. Que Nenni et c’est ce que nous aurons vite fait de voir en y arrivant après trois bus.

Une petit parenthèse est ici nécessaire pour expliquer en deux mots le fonctionnement des bus au Costa Rica. Point positif, ils sont ponctuels et tiennent leur temps de trajet annoncé !
Mais pour faire quelques kilomètres ou rejoindre une destination précise, il faut beaucoup, beaucoup de changement.

De La Fortuna à Liberia, il nous a fallu trois bus La Fortuna – Tilaran – Canas – Liberia. Pour finalement en prendre en quatrième pour filer sur la côte à Tamarindo, chaleureusement recommandé par Aude, française vivant à Montréal et rencontrée pendant le trajet et qui s’y était arrêtée pendant dix jours ! on lui fait d’ailleurs un petit coucou si elle nous lit, on espère qu’elle est bien rentrée et que le choc thermique n’est pas trop violent.

Bien arrivés à Tamarindo, dans la nuit noire (il est 18H), après que Clément ait failli se battre avec le chauffeur du bus (il faut dire qu’on est tombé sur un chauffeur escroc doublé d’un escroc à la mine patibulaire) et qu’on ait trouvé une chouette auberge de jeunesse (le PuraVida Mini Hostel – 30USD pour la chambre double), on pose nos bagages pour trois jours de bullage intégral, à savoir de la plage, de la plage et de la plage.

Pas grand chose à raconter donc sauf que c’était quand même assez agréable (en fin de saison, sans invasion d’américains). On a eu quand même l’occasion de rencontrer sur la plage, écureuil, iguanes et singes !!

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Le Cerro Chato, volcan et sources d’eaux chaudes – une grosse journée en perspective!

Le Cerro Chato, volcan et sources d'eaux chaudes - une grosse journée en perspective!

Départ à 10H du matin pour une bonne journée de marche en direction du fameux volcan Arenal !

Pour le coup, on est passé par une agence (130 USD à deux quand même!) mais il est possible de le faire seul. Il suffit de se rendre jusqu’à la cascade de la Fortuna (1H30 à pied) et de prendre juste avant l’entrée le chemin sur la droite, de payer son droit d’entrée et de commencer la montée à la sortie du chemin! au vu du nombre de marcheurs et de groupes, facile de se repérer.

Pour monter, effectivement ça monte dur dur et en plein cagnard et ensuite en pleine jungle où on nous conseille d’ailleurs de ne rien toucher et de ne pas se raccrocher aux branches et aux arbres, y a plein de bêtes qui traînent même si on en verra pas beaucoup. Du coup on s’est concentrés sur notre montée et notre marche et peu sur la prise de photos :) pour le coup faire les deux en même temps c’est compliqué.

On vous donne quand même un petit aperçu de la nature environnante

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Et des petites bêtes rencontrées

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Comme vous le constatez, on en a bien chiés et sués surtout mais la vue du volcan depuis l’observatoire tout en haut en vaut vraiment la peine et la pause déjeuner aussi !!

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Et ce n’est pas fini car on descend ensuite (à peu près tout ce que l’on a monté) vers le cratère où on peut se baigner, ce sera la pause rafraîchissante qu’on nous dit :)

Vous le voyez là derrière!!
Vous le voyez là derrière!!

Sauf que avant ce n’est pas un sentier de randonnée que l’on doit prendre mais bien un chemin boueux, à pic, glissant où toutes nos mains et nos pieds nous seront utiles, en mode Indiana Jones pour de vrai yeahhhh!!P1000648

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Pour ensuite remonter de l’autre côté, oui c’est un peu sans fin cette histoire :)

Bref on termine le trek, assez fiers quand même !!

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Et sur la demande de Clément, parce qu’il a risqué sa vie (et celle de mon appareil photo) pour prendre ce cliché, nous vous le faisons partager bien évidemment.

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Le soleil va se coucher et c’est donc l’heure pour….observer le coucher de soleil, j’espère que vous suivez bien c’est assez compliqué je sais :) après un dernier regard sur le volcan

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Nous terminerons notre journée dans la nuit, qui tombe ici à 18H, dans des sources d’eaux chaudes, armés d’un petit drink local dont je suis bien incapable de vous donner la composition mais qui était fort agréable :)

END OF THE DAY !

Direction le volcan Arenal et La Fortuna – Part I

C’est donc avec un certain contentement que nous quittons San José vous l’aurez compris en direction de la ville de La Fortuna et de son fameux volcan Arenal!

Alors autant le dire tout de suite, cette « ville » de La Fortuna ne nous emballera pas non plus par son architecture :) ce sera d’ailleurs le cas de pratiquement toutes les villes que nous traverserons ensuite.

Mais bon, nous ne sommes pas là pour un trip archi mais pour le côté nature tant revendiqué du Costa Rica. Ce que nous avons assez vite compris aussi dans ce pays c’est que toutes les activités, les parcs sont payants et que c’est cher, très cher. Il y a bien quelques balades que l’on peut faire par soi-même mais trouver les informations et les moyens de transport n’est pas chose aisée si on ne veut pas payer un taxi 30 dollars pour nous amener à destination.

On a quand même réussi à s’occuper, ne vous inquiétez pas!!

C’est donc parti pour notre première journée, direction une cascade de plus de 70 m de haut (on n’a toutefois pas été vérifié l’exactitude de cette donnée mais elle est assez impressionnante) et des petites piscines naturelles pour se baigner. On s’est quand même délesté de 20 USD pour payer l’entrée privée de ce lieu :)

ça a quand même de la gueule au final

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C’est parti pour un petit plongeon!

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San José, premier au pas au Costa Rica

C’est donc après un énième stop par Cancun, le temps de modifier nos billets d’avion, que nous atterrirons finalement au Costa Rica, dans sa capitale, San José.

Alors autant le dire tout de suite, cette ville est moche et sans intérêt, vous ne verrez donc qu’une seule et unique photo du café dans le théâtre national. Mais on a bien dû s’y arrêter car c’est la principale porte d’entrée et pour circuler ensuite dans le pays.

Vous ne verrez pas également de photos de l’auberge de jeunesse (Hostel Pangea pour ne pas la citer) et sa superbe cellule de prison en guise de chambre (sans fenêtre, sans clim et avec des murs en bétons). Même si la toit-terrasse peut paraître sympa, ça l’est beaucoup moins quand il pleut et le staff n’est pas particulièrement avenant !

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Palenque: Un site archéologique dans la jungle et une bonne séance de bullage

L’échéance de notre avion pour Cuba approche et nous devons donc maintenant faire le trajet jusqu’à Cancun en sens inverse mais pour le coup on a décidé de couper le trajet et de s’arrêter à Palenque pour visiter le site archéologique en pleine jungle, un gros coup de cœur pour nous deux, Clément tombera d’ailleurs sous le charme d’une cascade!

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Et la fameuse cascade!
Et la fameuse cascade!

Le reste du temps on a bullé autour de la piscine de notre hôtel (on est un peu monté en gamme pour ces deux nuits), pour nous reposer et surtout pour enfin prendre le temps de vous raconter tout notre périple mexicain, ayant eu beaucoup de réclamation sur ce sujet :)

Hébergement – Hôtel Chablis Palenque dans le quartier calme et vert de la Canada et à deux pas de la gare routière, très agréable

Côté bouffe, rien a recommander, Palenque n’aura pas su contenté nos palais, notamment les restos recommandés dans le routard. Rien à signaler donc !

Affûtons nos palais!

Voyager c’est aussi à travers nos papilles avec des découvertes intéressantes, déconcertantes, remplies de succès ou non….Un petit bilan culinaire par pays est donc de mise, il faut dire qu’en tant que bons français, la cuisine et la bouffe c’est très important!! Petit tour d’horizon :)

Petit bilan culinaire mexicain, yucatin et tutti quanti

Pendant tous notre périple mexicain, nous avons donc testé certains plats/mets/boissons typiques :)

Notre première découverte à Mexico City ce fût cela, le Chile en Nogada.

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Alors vu comme ça, ce n’est pas évident de deviner ce que c’est, je vous l’accorde. Au goût d’ailleurs, la difficulté demeure :)

Le Chile en Nogada c’est un gros poivron farci de viande hachée avec des raisins secs et une sauce à base de noix pilées et avec de la grenade en ce qui nous concerne. Au goût c’est plutôt sucré, pas mauvais mais assez écœurant quand même sur la fin. A tester quand même!

Ensuite, testés avec nos amis Veronica et Gil, les escamoles, qui sont en fait des oeufs de fourmis préparés avec une sauce au piment et tomates verts….Excellent !! ça ressemble plus d’ailleurs au niveau de la texture avec du blé :)

Le ceviche: marinade de poissons, très bon mais variable selon le restaurant où on l’a testé.

La Margarita forcément, testée à de très nombreuses reprises et honnêtement, ça déchire, ils sont vraiment doués de ce côté là les mexicains.

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Et enfin, le petit déjeuner typiquement mexicain composé notamment d’une omelette avec du fromage et du jambon roulés à l’intérieur, une petite purée de haricots noirs et du piment en accompagnement Of Course!!

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Nous l’avouons quand même, nous nous sommes laissé tentés, un soir, par un dîner typiquement français, une bavette à l’échalotte !

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